La kinésithérapie respiratoire
Objectifs : 
Améliorer la ventilation alvéolaire

Améliorer les mouvements respiratoires
- améliorer la qualité des muscles

Améliorer la perméabilité bronchique
- désencombrement
Pour la kiné respiratoire, il faut acquérir la participation consciente du patient.
La ventilation s’observe en position demi assise , car elle est plus pratique pour le patient.
La première chose à faire est d’observer comment le malade respire. Quand le malade respire de façon normale, on observe une poussée de la cage thoracique, et un gonflement abdominal. Il y a des prédominances : respiration d’avantage thoracique chez les femmes, et ventilation d’avantage abdominale et thoracique inférieure chez les hommes. Ensuite, on demande une confirmation par un mouvement respiratoire ample.
Sur le plan mécanique, le diaphragme va s’abaisser et provoque le gonflement abdominal. Il va également provoquer le gonflement de la cage thoracique.
Qu’est ce qui peut gêner les mouvements de la cage thoracique ?
Ce sont les mouvements inutiles : mouvements de la tête

placer la tête dans une position légèrement fléchie. utilisation des muscles du cou, qui vont tirer sur la cage thoracique : le tirage sternal qui intervient en général quand le mouvement du diaphragme n’est pas bon. C’est un mouvement parasite qui n’est pas rentable élévation des épaules qui consomme de l’énergie, et empêche un bonne respiration.
Il peut se produire des mouvements paradoxaux : la personne gonfle bien le thorax et rentre le ventre. Cela va inhiber le mouvement du diaphragme.
Il faut également regarder comment le malade prend de l’air. Si il le prend par la bouche, cela signifie souvent que le nez est bouché

moucher le nez.
Normalement l’inspiration et l’expiration se font par le nez.
Regarder également la fréquence respiratoire : plus elle est rapide, moins on a de chance d’avoir une bonne ventilation alvéolaire.
A l’expiration : le ventre va se rentrer pour rentrer le diaphragme, qui va comprimer les poumons, et va procéder à la sortie d’air. La cage thoracique s’affaisse.
On garde la même position demi assise. Placer une main au niveau de l’épigastre, et une autre main au niveau du thorax supérieur ( au niveau du sternum ), et demander au patient de souffler par la bouche, inspirer par le nez, en gonflant le thorax et l’abdomen.
Appuyer très légèrement pour faire comprendre au patient qu’il doit effacer l’abdomen.
A l’expiration, on relâche les mains. Le contact manuel est important pour localiser la ventilation.
Ce qui est important aussi, ce sont les ordres que l’on donne. La voix doit guider le malade.
Sur un plan mécanique, entre le thorax et l’abdomen se situe le diaphragme.
Quand le diaphragme se contracte, il s’abaisse, ce qui comprime l’abdomen et va provoquer son gonflement. Au bout d’un moment, l’abdomen ne pouvant plus se comprimer, le centre du diaphragme étant fixé, le diaphragme va mobiliser les côtes, et va le élever.
La variation du mouvement des côtes est due à l’articulation des côtes et des vertèbres.
Le temps suivant est le temps de l’expiration. Celui ci est fait de l’action de la pesanteur : celle ci va s’appliquer sur la cage thoracique, et va tendre à la ramener à la position basse. Il y a également l’élasticité du poumon. Puis il y a l’action des abdominaux qui vont se contracter, provoquer le rentrer abdominal, et donc refoulement du diaphragme vers le haut.
Il y a une espèce de dualité entre diaphragme et abdominaux.
Comment l’air va circuler au niveau des poumons ?
C’est par différence de pression que l’air va rentrer ou sortir. ( PV = nRT )
C’est par l’intermédiaire des plèvres que ces variations de pression se forment. Si il y a une pathologie de plèvre, cela va entraîner des défauts à la ventilation.
débit = V * F
0,5 * 16 = 8 L
Débit fonctionnel = ( V - Espace mort ) * F
( 0,5 - 0,2 ) * 16 = 4,8 L
En prenant le malade en charge, on peut augmenter les volumes,, au lieu d’augmenter la fréquence.
Le désencombrement bronchiqueObjectifs 
Libérer les voies aériennes

Favoriser la ventilation

Lutter contre l’infection ou la prévenir : par la mise en oeuvre de techniques, on peut prévenir l’infection et retarder ou éviter une antibiothérapie.
Principes 1 - Mobiliser les sécrétions
2 - Rendre la toux productive
Le désencombrement est lié à la ventilation.
Les bronchesProximales Structure musculaire et cartilagineuse
Distales Structure musculaire
Déplacement des sécrétions Par les cils bronchiques
Par le débit expiratoire
L’expulsion des sécrétions La toux productive : en 3 temps
1 - Inspirer
2 - Blocage
3 - Toux

Expiration brutale complète
Trachée
Bronches souches
Bronches lobaires
Bronches segmentaires
Bronches sous segmentaires
Bronches sus lobulaires
Bronches intra lobulaires
Bronchioles terminales
Canal alvéolaire
Alvéoles
Les moyens de désencombrementTechniques communes La ventilation
Aérosols, humidificateurs
Vibrations, aide manuelle
Bronches proximales « se racler » la gorge
expiration rapide bouche ouverte
sons soufflés
Changement de position

toux, aspiration
Bronches distales Expiration filée
Changement de position
Il faut environ 20 minutes pour une sécrétion d’aller du distal vers la trachée.