*Hildegarde Peplau (1952)
"Trouver des réponses spécifiques aux problèmes, présentes dans une attitude positive, en insistant sur la relation soignant-soigné. Le patient est partenaire de santé."
Elle développe les principaux éléments de sa théorie dans "les relations interpersonnelles en soins infirmiers", publiés en 1952. Sa théorie "existentielle" démontre que l'aspect fondamental des soins infirmiers réside dans la relation d'aide infirmière-patient. Spécialisée en psychiatrie, elle centre son étude sur la personnalité de l'individu qui reçoit des soins de santé.
Son approche de l'être humain est dynamique. L'homme ne peut se développer et s'épanouir que s'il s'engage dans des interactions avec autrui ou avec son environnement. "L'homme est un organisme vivant dans un état d'équilibre instable et qui lutte pour atteindre un état d'équilibre parfait qu'il n'atteindra qu'à la mort". Cette recherche d'équilibre parfait génère des sentiments de bien-être, de joie mais aussi d'anxiété et de solitude.
Hildegarde Peplau pense que certaines de ces tensions peuvent être transformé en énergie positive. "Tout comportement humain à une signification et tend vers un but qui peut être la recherche d'un sentiment de sécurité".
Elle insiste sur la nécessité d'enregistrer les données recueillies pour un bon suivi du patient. Les interactions infirmière-patient influencent le retour à l'autonomie.
[size=24]*Martha Rogers.[/size]
"Promouvoir l'harmonie entre l'être humain et son environnement"
Sa publication sur la nature du soin date de 1961, son modèle fut élaboré entre 1970 et 1980. Les événements qui surviennent dans la vie de l'homme sont toujours uniques, ils ne peuvent se répéter de façon identique (car à la deuxième expérience, on a retenu quelques choses de la première et ainsi de suite).
Elle centre sa théorie sur cinq énoncés scientifiques :
1. "L'être humain est un tout unifié qui possède son intégrité propre et qui manifeste des caractéristiques qui sont plus et qui sont différentes de la somme de ses parties".
2. "L'homme et son environnement échangent continuellement de la matière et de l'énergie".
3. "Le processus de la vie évolue d'une manière irréversible et unidirectionnelle le long du continuum de l'espace et du temps vers une complexité toujours plus grande et vers de nouveaux modes d'adaptation".
4. "L'organisation et le phénomène d'adaptation caractérisent l'être humain parmi toutes les autres créatures et sont un reflet de son intégration innovatrice".
5. "L'être humain est caractérisé par sa capacité d'abstraire, de représentation, de parler, de penser et de s'émouvoir".
L'infirmière doit pouvoir promouvoir l'harmonie entre l'homme et son environnement, renforcer la cohérence et l'intégrité du champ humain et l'aider à atteindre un état de santé physique, mental et social maximal.Sa contribution a surtout porté sur la mise en évidence de l'unité de l'homme. M. Rogers évoque le diagnostic infirmier en terme de problème affectant le binôme patient-environnement.
[size=18][size=12]*Dorothy E. Johnson.[/size][/size]
"Les soins infirmiers sont une force de régulation qui maintient et préserve l'organisme et l'intégrité du patient".
Comme Florence Nightingale, Dorothy E. Johnson accorde une place importante à la santé et à l'environnement sans les approfondir, elle s'attache plus à la description scientifique des soins infirmiers.
Elle constitue un processus de soins qui comporte quatre étapes :
- Le recueil de données ;
- Le diagnostic ;
- L'intervention infirmière ;
- L'évaluation.
Elle a bien clarifié ce processus qui est la base de la démarche méthodologique en soins infirmiers. Son modèle est un des plus élaboré et a servi de base de référence aux théoriciennes qui la suivent dans les années soixante-dix. Elle est une des premières à utiliser concrètement le concept de diagnostic infirmier.
*Dorothéa Orem.
"Établir un contrat avec le patient par un processus pensé et organisé, dirigé vers une autonomie maximum face aux changements".
Son ouvrage intitulé "Nursing, concepts of Practise", paru en 1971, présente les éléments de son modèle de soins infirmiers.
Pour elle, le but des soins infirmiers est d'aider l'individu à accomplir seul ses activités d'auto-soins et de l'amener à adopter une attitude responsable concernant sa santé.
Son processus de soins comprend quatre phases :
1. Rassembler des données et déterminer les problèmes de santé ;
2. Construire un système d'assistance infirmière pour le patient et pour sa famille et planifier cette assistance ;
3. Mettre en œuvre et conduire à bon terme et contrôler les actions planifiées ;
4. Évaluer et ajuster le plan de soins et les actions.
Le modèle de Dorothéa Orem permet d'expliciter la spécificité des soins infirmiers. Une place centrale est donnée aux auto-soins universels ou "soins de base". Le processus de soins est clarifié, il implique, à niveau équivalent, le client lui-même, la famille et l'infirmière et vise à aider le client dans ses prises de décisions.
*Callista Roy.[/size]
"Promouvoir l'adptation de l'être humain en interaction avec un environnement changeant".
Sœur Callista Roy a publié les principaux éléments de son modèle en 1970. Pour atteindre ses objectifs individuels, l'homme met en œuvre des processus adaptatifs internes. Le but des soins infirmiers est de promouvoir les quatre modes d'adaptation chez la personne (les besoins physiologiques, l'image- estime de soi, la maîtrise des rôles et les relations d'interdépendance) dans le contexte de santé ou de maladie. L'infirmière doit : évaluer les compétences du patient, aider l'être humain à utiliser des mécanismes acquis ou innés, permettre au patient de conserver son énergie afin qu'elle soit employée à la guérison.
Ce modèle présente l'originalité d'être centré sur les concepts d'adaptation et d'environnement. Il est actuellement l'un des modèles les plus utilisés au Royaume-Uni, mais aussi dans de nombreux pays d'Europe.
*Nancy Roper.
"Aider la personne (système ouvert en relation avec son environnement) à progresser vers le pôle d'indépendance maximum, dans chacune de ses activités de la vie quotidienne et l'aider à y rester".
Son modèle appartient à la tendance existentielle. Il y a prise en compte de la réalité immédiate et concrète. L'être humain aspire à la réalisation de soi.
Le modèle de Nancy Roper est utilisé dans quelques pays d'Europe. Il paraît concret, accessible car il parle visuellement par son graphisme en forme de rosace. L'infirmier (e) voit où la zone d'autonomie est à reconquérir.
color=darkblue]*Marjory Gordon.[/color][/size]
Ses recherches ont principalement été centrées sur le concept de diagnostic infirmier. Elle s'est largement impliquée dans les travaux récents de taxonomie ainsi que dans de multiples publications visant à une plus grande diffusion des connaissances infirmières.
L'infirmiere doit :
- Prévenir, quand cela est possible, une altération des fonctions de santé ;
- Promouvoir les fonctions de santé et les rendre productives, créatives ;
- Restaurer les fonctions de santé altérées.
Les onze fonctions de santé sont : perception et gestion de la santé ; nutrition et métabolisme ; élimination ; activité et exercice ; processus cognitifs ; sommeil et repos ; perception et conception du moi ; rôle et relations ; sexualité et reproduction ; adaptation et tolérance au stress ; valeurs et croyances.Ce modèle propose une grille organisée de recueil de données. Il est facilement et concrètement utilisable dans la pratique.Elle est actuellement présidente de l'ANADI.